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Certaines personnes ont été tuées chez elles par les " assaillants " et leur corps ont souvent été abandonnés sur place. Affirmer que les gens ont fuit parce que la propagande gouvernementale les a effrayé serait donc un mensonge caractérisé. | |
Le discours des médias internationaux sur la Côte d'Ivoire n'évoque jamais l'extermination des populations Wê (guéré, wobé) par les rebelles alors ce massacre a fait autant de victimes que le " génocide " des albanais du Kosovo qui avait fait la " Une " pendant plusieurs mois et qui a suscité l'intervention des troupes de l'lOtan. Tout juste signalent-ils des "atrocités" commises par des "incontrôlés libériens" à l'encontre de "populations civiles" non identifiées. |
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Certaines affabulations de journalistes sont particulièrement
choquantes dans le contexte de l'épuration ethnique, par ailleurs
passée sous silence :"Avant la guerre civile, déclenchée il y
a un an, les "autochtones" - les Guérés - vivaient en ville, les
Ivoiriens venus d'autres régions - les "allogènes" - dans les villages
et les vrais immigrés - pour la plupart originaires du Burkina Faso
- dans les "campements". Cette occupation de l'espace reflétait
une hiérarchie sociale et une organisation du travail : les "tuteurs"
en ville vivaient de la rente que leur procurait le labeur sur leurs
terres ancestrales des autres Ivoiriens et des immigrés burkinabés."
LE MONDE | 22.09.03
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Contrairement à ce qu'affirme le journaliste,
les Guérés sur la photo ci-dessous ne vivaient pas de
leurs rentes en ville mais à la campagne du fruit de leur travail
de paysans :![]() |
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Au XXe siécle, l'accusation de parasitisme a également été lancée à l'encontre des Tutsis rwandais, des Juifs européens et des "koulaks" ukrainiens avec les conséquences que l'on connaît. Aucun intellectuel ne peut plus ignorer que ce type de propos est toujours inexact et jamais anodin. En véhiculant un discours ethniste mensonger, le journaliste fait preuve d'une totale irresponsabilité.
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