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Les rebelles ont souvent utilisé les cours d'eau pour se débarrasser des cadavres. L'état de décomposition des corps est très variable car les massacres se sont échelonnés sur plusieurs mois. |
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En effet, les villages proches de Duékoué ont été évacués par les rebelles en juin 2003 et cette "zone de confiance" a été "sécurisée" par l'armée française. Ces images ont été tournées en août 2003 alors que les traces des massacres étaient parfois relativement fraîches. | ![]() |
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Abandonnés à leur dénuement pendant 2 ans, les réfugiés découvrent progressivement les restes de leurs parents disparus au fur et à mesure qu'ils retournent dans les villages dévastés. Sans être expert en psychologie des conflits, n'importe qui peut comprendre que ces gens sont susceptibles de développer un esprit de revanche dont les conséquences pourraient être dramatiques à plus ou moins long terme. |
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L'absence d'enquête sur les massacres de l'ouest ivoirien permet aux rebelles de conserver une image positive à l'international mais elle ouvre la porte à une estimation exagérée de l'ampleur de ces crimes par les ivoiriens. Le terme de "génocide du peuple Wé" commence d'ailleurs à être utilisé couramment en Côte d'ivoire. |
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En ignorant l'épuration ethnique qui a vidé l'ouest ivoirien de la plus grande partie de sa population Wé (guéré et wobé), la communauté internationale prend le risque de décrédibiliser son rôle d'arbitre impartial et bienveillant de la crise ivoirienne. Ce n'est pas en passant sous silence ces crimes odieux que l'ONU va faire respecter les droits de l'homme et mettre fin au cycle de l'impunité en Côte d'Ivoire. |
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En 2004, de nombreux paysans sont encore exécutés lorsqu'ils tentent de retourner dans leurs villages tandis que d'autres tombent malades en consommant de l'eau contaminée. |
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